Émirats arabes unis – Gabon : un partenariat économique qui dépasse le pétrole
La relation économique entre le Gabon et les Émirats arabes unis entre dans une nouvelle phase. La récente visite officielle à Libreville et la signature d’un accord de partenariat économique global ont permis de faire grimper les échanges non pétroliers à 320,7 millions de dollars en 2025, soit plus du double de 2021. Cette dynamique traduit une stratégie commune de diversification, d’attraction d’investissements et de renforcement des secteurs prioritaires.

Lors de sa récente visite à Libreville, Dr. Thani bin Ahmed Al Zeyoudi, ministre émirati du Commerce extérieur, a été reçu par Brice Oligui Nguema, président de la République du Gabon, pour renforcer la coopération économique bilatérale. À cette occasion, une délégation d’affaires émiratie de haut niveau a rencontré plusieurs membres du gouvernement gabonais afin d’identifier de nouvelles opportunités de commerce et d’investissement. Ces discussions ont porté sur des secteurs jugés prioritaires, allant de l’agriculture à l’énergie renouvelable, en passant par le commerce numérique et la logistique.
Al Zeyoudi a résumé l’esprit de cette visite : « La visite au Gabon s’appuie sur les progrès réalisés dans notre partenariat économique bilatéral et reflète notre objectif partagé d’élargir les liens commerciaux et d’investissements. Nous renforçons la coopération dans les secteurs prioritaires et consolidons les relations commerciales entre nos deux nations ».
CEPA : un catalyseur pour les échanges hors pétrole
Cette visite intervient peu après la signature, début février 2026, du Comprehensive Economic Partnership Agreement (CEPA) entre les deux pays. L’accord vise à stimuler le commerce non pétrolier, en réduisant les barrières tarifaires, en facilitant l’accès aux marchés et en renforçant les flux d’investissements, en particulier pour les petites et moyennes entreprises.
Les résultats sont déjà visibles. En 2025, les échanges non pétroliers bilatéraux ont atteint 320,7 millions de dollars, plus du double du niveau de 2021, confirmant la trajectoire ascendante du partenariat. Cette performance souligne l’intérêt croissant pour des secteurs autres que le pétrole et montre que le Gabon peut jouer un rôle plus actif dans le commerce régional et international.
Des secteurs stratégiques au cœur de la coopération
Au fil des discussions, plusieurs secteurs ont été identifiés comme prioritaires : l’agriculture, la logistique, les énergies renouvelables et le commerce numérique. Ces choix s’inscrivent dans la logique de diversification économique des Émirats arabes unis et répondent à la stratégie gabonaise de réduction de la dépendance aux ressources naturelles.
Les ministres gabonais rencontrés incluaient Thierry Minko (Économie), Sosthène Nguema (Mines), Clotaire Kondja (Pétrole et gaz), Philippe Tonangoye (Énergie), Pacôme Kossy (Agriculture, Élevage et Développement rural) et Elsa Bivigou (Santé), ainsi que Arthur Lemami, directeur de cabinet du président. Ces échanges ont permis d’identifier des opportunités concrètes pour développer la coopération, attirer des investissements et stimuler les PME locales.
Vers un impact tangible pour l’économie gabonaise
Au‑delà des chiffres, cette dynamique ouvre la voie à un impact économique concret. Les investissements ciblés pourraient soutenir l’industrialisation du pays, générer de nouveaux emplois et renforcer les chaînes de valeur locales. La participation de représentants de secteurs variés — agriculture, énergie, transport maritime, santé, logistique — illustre l’intérêt des acteurs économiques émiratis pour un partenariat à long terme.
Pour le Gabon, ce partenariat est également un levier pour renforcer la compétitivité des entreprises locales et améliorer leur accès aux marchés internationaux. Le CEPA constitue un outil stratégique pour convertir les ambitions bilatérales en résultats mesurables, tout en sécurisant un environnement favorable aux investissements étrangers.
Si les prochains mois permettront de suivre la concrétisation de ces projets, la visite de Dr. Al Zeyoudi et les engagements pris à Libreville marquent une étape décisive dans l’histoire économique du Gabon et dans le renforcement de ses relations avec l’Afrique et le Moyen-Orient.



