Solaire : L’Afrique bat un nouveau record en 2025 avec 4,5 GW installés
L’énergie solaire poursuit sa progression rapide en Afrique. En 2025, le continent a installé environ 4,5 gigawatts (GW) de nouvelles capacités photovoltaïques, contre 2,9 GW en 2024, soit une hausse de 54 %, selon un rapport du Global Solar Council. Un niveau inédit qui confirme l’accélération de la transition énergétique africaine, dans un contexte de forte croissance de la demande en électricité.

L’énergie solaire connaît une expansion sans précédent en Afrique. Selon le rapport « African Solar PV Market Outlook 2026-2029 » publié par le Global Solar Council (GSC), le continent a installé environ 4,5 gigawatts de nouvelles capacités photovoltaïques en 2025, contre 2,9 GW en 2024.
Cette progression représente une hausse de 54 % en un an et établit un nouveau record pour le continent. Le précédent pic remontait à 2023, avec environ 3,1 GW de nouvelles installations.
Cette dynamique confirme la montée en puissance du solaire dans le mix énergétique africain, alors que le continent cherche à répondre à une demande d’électricité en forte croissance tout en accélérant sa transition énergétique.
Une réponse au déficit énergétique du continent
Le développement du solaire intervient dans un contexte où l’accès à l’électricité reste l’un des principaux défis de développement en Afrique. Selon les données de la Banque mondiale, environ 600 millions de personnes sur le continent n’ont toujours pas accès à l’électricité, soit près de la moitié de la population.
Dans ce contexte, l’énergie solaire apparaît comme une solution stratégique. Elle permet d’installer rapidement des capacités de production, notamment dans les zones rurales éloignées des réseaux électriques traditionnels.
Le Global Solar Council souligne que la baisse du coût des technologies photovoltaïques et l’intérêt croissant des investisseurs internationaux contribuent fortement à cette expansion. « L’Afrique possède certaines des meilleures ressources solaires au monde et le potentiel pour devenir un leader mondial du photovoltaïque », souligne le Conseil dans son rapport.
Le continent bénéficie en effet d’un ensoleillement parmi les plus élevés de la planète, avec un potentiel estimé à plusieurs milliers de gigawatts.
Des investissements encore insuffisants
Malgré cette progression rapide, les capacités solaires africaines restent modestes à l’échelle mondiale. L’Afrique ne représente encore qu’une part limitée du marché solaire mondial, dominé par la Chine, l’Europe et les États-Unis.
Les experts estiment pourtant que le solaire pourrait jouer un rôle central dans l’électrification du continent et dans la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles.
Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’Afrique détient près de 60 % des meilleures ressources solaires mondiales, mais moins de 1 % de la capacité photovoltaïque installée dans le monde.
Cette situation s’explique notamment par des contraintes de financement, des infrastructures électriques insuffisantes et des cadres réglementaires parfois encore fragiles.
Des marchés africains en pleine expansion
Plusieurs pays africains tirent aujourd’hui la croissance du solaire sur le continent. L’Afrique du Sud reste l’un des marchés les plus dynamiques, notamment grâce à la libéralisation progressive de son secteur énergétique et à la crise persistante de production d’électricité.
D’autres pays comme l’Égypte, le Maroc ou encore le Kenya ont également développé d’importants projets solaires ces dernières années.
Ces investissements s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à diversifier les sources d’énergie et à renforcer la sécurité énergétique du continent.
Un levier pour la transition énergétique
Au-delà de la production d’électricité, le développement du solaire pourrait également jouer un rôle clé dans la transition énergétique africaine et la lutte contre le changement climatique.
L’Afrique reste aujourd’hui responsable de moins de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle est particulièrement vulnérable aux effets du réchauffement climatique.
Dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables apparaît comme une opportunité stratégique pour soutenir la croissance économique tout en limitant l’empreinte carbone du continent.
Le rapport du Global Solar Council estime ainsi que la période 2026-2029 pourrait marquer une nouvelle phase d’accélération du marché solaire africain, portée par la croissance de la demande énergétique, les innovations technologiques et l’augmentation des investissements.
Si ces tendances se confirment, l’énergie solaire pourrait devenir l’un des piliers du système énergétique africain au cours de la prochaine décennie.



