LE MONDE VU D'AFRIQUE

Finance : le GFCI 39 confirme la domination des grands hubs

Le Global Financial Centres Index 39 confirme la suprématie de New York, Londres, Hong Kong et Singapour, tout en révélant une recomposition progressive des places financières mondiales. Par la rédaction

Publié le 26 mars 2026 par Z/Yen et le China Development Institute, le Global Financial Centres Index 39, le Global Financial Centres Index (GFCI) reste une référence pour mesurer la compétitivité des places financières internationales. L’édition 39, fondée sur plus de 34 000 évaluations et près de 150 indicateurs issus de sources institutionnelles comme la Banque mondiale ou l’OCDE, analyse 120 centres à travers le monde.

New York conserve la première place

Au sommet, peu de surprises mais une intensité concurrentielle remarquable. New York conserve sa première place, devant Londres, Hong Kong et Singapour. L’écart entre ces quatre centres est extrêmement réduit, avec seulement un point de différence entre chacun d’eux, ce qui traduit une rivalité accrue entre les grandes capitales financières.

Derrière ce quatuor, le classement évolue. San Francisco et Shanghai confirment leur positionnement, tandis que Dubai et Tokyo intègrent le top 10, illustrant le renforcement de hubs régionaux capables de capter des flux financiers internationaux. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte global marqué par une baisse moyenne des scores d’environ 1,8 %, reflet des incertitudes économiques et géopolitiques.

La capacité d’innovation devient un levier clé d’attractivité pour les centres financiers

L’indice met également en lumière le rôle croissant des technologies financières. Hong Kong domine le classement FinTech, devant Shenzhen, New York, Singapour et Londres, confirmant que la capacité d’innovation devient un levier clé d’attractivité pour les centres financiers.

Au-delà du classement, le GFCI souligne une tendance de fond : la concentration des activités financières dans les places jugées les plus solides, tout en laissant émerger de nouveaux pôles. Selon Michael Mainelli, président de Z/Yen, cette édition montre que « la concentration vers les centres perçus comme sûrs reste forte en période d’incertitude », tout en soulignant l’intensification de la concurrence mondiale.

En Afrique, Casablanca s’impose comme l’un des centres financiers les plus visibles du continent

Dans ce paysage en mutation, certaines places des marchés émergents continuent de progresser. En Afrique, Casablanca s’impose comme l’un des centres financiers les plus visibles du continent, porté par une stratégie d’internationalisation et de connexion aux flux d’investissements.

L’édition 39 du GFCI confirme ainsi une double réalité : d’un côté, la domination persistante des grandes places historiques ; de l’autre, l’émergence progressive de centres régionaux qui redessinent, à moyen terme, la géographie de la finance mondiale.

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