Festival international des arts du Bénin (FInAB) : Cotonou en fête
Depuis le 20 février et jusqu’au 1ᵉʳ mars 2026, Cotonou vibre au rythme de la quatrième édition du Festival international des arts du Bénin (FInAB). Cette grande fête des arts et de la créativité, devenue un rendez‑vous majeur pour les amateurs d’expression artistique en Afrique, confirme son rôle de catalyseur culturel et de vecteur de rayonnement pour le Bénin et sa jeunesse artistique.

Le FInAB 2026 a été officiellement lancé le 20 février sur le site du Family Beach à Cotonou, rassemblant artistes, professionnels, publics locaux et visiteurs internationaux autour d’une riche programmation multidisciplinaire. La capitale économique béninoise devient pour plus d’une semaine le centre d’un vaste mouvement artistique, combinant musique, danse, arts visuels, mode, cinéma, théâtre, littérature et performances.
Selon son promoteur Ulrich Adjovi, le festival répond à une ambition claire : « Le FInAB est né d’un constat simple… Le Bénin devait pouvoir citer le sien, avec fierté, cohérence et ambition », soulignant la volonté d’ancrer l’événement dans le paysage culturel mondial et d’offrir une plateforme à la créativité locale et africaine.
Une précédente édition saluée par des chiffres solides
L’édition précédente, organisée en 2025, témoigne déjà de l’envergure du projet : affluence estimée à 200 000 participants, 426 stands, 251 artistes mobilisés et une audience digitale en forte progression, illustrant l’attractivité croissante de cet événement.
Cette année encore, le festival met en lumière la mode et la musique, avec notamment un grand défilé de la FinAB Fashion Week et des concerts quotidiens. Plus de trente artistes sont attendus sur scène, dont des figures comme Anna Teko, J‑Martins, Santrinos, Sethlo, T‑Gang, Fo Logozo et le duo nigérian Bracket, soulignant l’ouverture du FInAB à une diversité d’expressions artistiques.
Un impact culturel au‑delà des performances
Le FInAB ne se limite pas à des spectacles : il entend créer des synergies entre créateurs, professionnels et publics, favoriser les rencontres, et proposer des espaces de formation, d’échanges professionnels et de réseautage. Deux scènes distinctes – l’une dédiée aux grandes performances, l’autre aux animations émergentes – doivent permettre de mettre en avant aussi bien les talents confirmés que les nouvelles générations d’artistes.
L’événement est également salué par les autorités locales : le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, a souligné que « un festival d’art n’est jamais un simple événement, il est un signal… La culture n’est pas périphérique, elle est centrale », mettant en avant le rôle de la culture dans le développement social et économique.
Une dynamique qui gagne l’Afrique
Cette édition du FInAB s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion des industries culturelles et créatives comme moteur de diversité culturelle, de coopération et de paix, selon les organisateurs. L’événement attire des participants de toute la région et au‑delà : pour l’édition 2026, des milliers de visiteurs étrangers sont attendus, marquant l’essor du festival comme une plateforme d’échanges artistiques internationaux.
Le FInAB conforte ainsi son statut de rendez‑vous culturel incontournable en Afrique francophone, contribuant à repositionner Cotonou sur la scène mondiale des arts tout en valorisant la scène artistique béninoise et africaine.



