Art & culture : 1‑54 Marrakech 2026, un rendez‑vous mondial de l’art africain
L’un des événements majeurs de l’agenda culturel africain revient à Marrakech : du 5 au 8 février 2026, la foire 1‑54 Contemporary African Art Fair investit à nouveau l’hôtel La Mamounia pour quatre jours dédiés à l’art contemporain africain et de la diaspora, renforçant la ville marocaine comme un pôle mondial de la création artistique.
Depuis sa création en 2013 par Touria El Glaoui, la 1‑54 Contemporary African Art Fair s’est imposée comme la principale plateforme internationale pour l’art contemporain d’Afrique et de sa diaspora, en facilitant le dialogue entre artistes, galeries, collectionneurs et institutions culturelles du monde entier ; l’édition 2026, qui aura lieu au mythique hôtel La Mamounia du 5 au 8 février, confirme cette dynamique.
À Marrakech, la foire ne se limite pas à une simple exposition : elle fait de la ville un carrefour culturel où se rencontrent création, patrimoine et innovation artistique. Organisée sur plusieurs sites, dont La Mamounia et l’espace DaDa, l’édition rassemble plus de 20 exposants provenant d’une douzaine de pays, avec une attention particulière portée à la scène artistique marocaine, qui représente une part importante des artistes et galeries présents.
Plus de 67 artistes exposeront leurs œuvres cette année
Selon les premiers éléments dévoilés par les organisateurs, 22 galeries et plus de 67 artistes exposeront leurs œuvres cette année, offrant un panorama riche de pratiques visuelles contemporaines : peinture, sculpture, installation, photographie et projets multimédias. La forte présence marocaine — avec huit galeries locales telles que Loft Art Gallery, MCC Gallery et La Galerie 38 — souligne l’essor continu de l’écosystème artistique national, désormais doté de réseaux de collectionneurs et d’institutions actifs.
L’affirmation d’une scène africaine • 1‑54 Marrakech n’est pas seulement une vitrine commerciale : elle crée un espace de reconnaissance pour des artistes africains émergents et confirmés, mais aussi pour des voix diasporiques qui contribuent à redéfinir les récits visuels contemporains. La foire conforte Marrakech comme un point de convergence culturel entre les traditions locales et les aspirations globales, favorisant des échanges entre créateurs africains et publics internationaux.
Parmi les projets parallèles, la manifestation se déploie avec des expositions satellites et des programmes dans toute la ville, offrant une expérience immersive de l’art contemporain : expositions individuelles, projets curatoriaux et événements publics complètent le salon central, étendant l’impact culturel au‑delà des espaces d’exposition officiels.
L’art contemporain africain gagne en visibilité sur la scène internationale
Cet événement s’inscrit dans une tendance plus large : l’art contemporain africain gagne en visibilité sur la scène internationale, stimulé par des foires, des biennales et des collaborations transcontinentales. La 1‑54 illustre cette évolution en mettant en avant une diversité de pratiques et d’esthétiques, tout en renforçant les connexions entre acteurs culturels d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’ailleurs.
Mais 1‑54 n’est pas seulement un salon pour collectionneurs ; il joue également un rôle de plateforme pédagogique et d’échanges critiques. Des programmes de discussions, panels et rencontres accompagnent les expositions, offrant aux professionnels, aux étudiants et aux amateurs un lieu de réflexion sur les enjeux de l’art contemporain, les questions d’identité culturelle, les circulations des imaginaires et les perspectives post‑coloniales qui traversent la création actuelle.
La programmation hors les murs intensifie ce rôle : parallèlement à la foire, plusieurs expositions thématiques à Marrakech explorent des lectures complémentaires de l’art africain contemporain, comme des explorations des gestes et des traditions rituelles ou des approches expérimentales des matériaux et des formes, rendant l’art accessible à un public plus large. L’édition 2026 apparaît ainsi comme un tournant dans la consolidation de Marrakech comme scène de référence pour l’art contemporain africain et global, bénéficiant d’une infrastructure de galeries développée, d’un réseau de collectionneurs actif et d’une audience internationale croissante. L’impact de la foire dépasse les murs de La Mamounia : il contribue à structurer un écosystème artistique dynamique, stimulant la création, la critique et la circulation des œuvres à l’échelle mondiale.



