L'AFRIQUE DANS LE MONDELE MONDE VU D'AFRIQUE

Le monde vu d’Afrique : des centres de données IA dans l’espace ?

Face à l’explosion des besoins énergétiques de l’intelligence artificielle (IA), certaines des plus grandes entreprises technologiques envisagent une solution audacieuse : installer des centres de données en orbite autour de la Terre. Un pari fou ? Pas forcément…

L’intelligence artificielle absorbe d’énormes quantités d’énergie. Aujourd’hui, les centres de données terrestres consomment d’énormes quantités d’électricité — certains hyperscale peuvent utiliser plusieurs centaines de mégawatts, ce qui équivaut à l’énergie nécessaire pour alimenter une petite ville. À mesure que l’IA se développe, la pression s’accroît sur les réseaux électriques, l’eau pour le refroidissement et l’espace disponible sur Terre.

Project Suncatcher, installer des data centers dans l’espace, alimentés par l’énergie solaire

Pour répondre à ces défis, Google a dévoilé en 2025 le Project Suncatcher, une initiative visant à installer des data centers dans l’espace, alimentés par l’énergie solaire. L’idée est de lancer une constellation d’environ 80 satellites solaires en orbite terrestre basse équipés de processeurs IA hautement performants (TPU) qui communiqueraient entre eux par liens optiques laser plutôt que par fibres, tout en exploitant le soleil presque en continu.

Le PDG de Google, Sundar Pichai, a indiqué que des lancements de tests pourraient commencer en 2027, avec de petits racks de machines embarqués sur des satellites pour valider la technologie. Il a déclaré que d’ici une décennie, ces centres de données extraterrestres pourraient devenir courants, surtout si les coûts de lancement continuent de baisser.

La logique derrière cette approche est simple : dans l’espace, l’énergie solaire est beaucoup plus abondante et constante qu’à la surface de la Terre, où la nuit, les nuages et l’atmosphère réduisent l’efficacité des panneaux solaires. De plus, le vide spatial permettrait de dissiper la chaleur des serveurs plus efficacement en rayon dans l’espace plutôt que d’utiliser d’énormes quantités d’eau et d’électricité pour le refroidissement.

SpaceX, Blue Origin et autres acteurs majeur dans la course

D’autres acteurs majeurs du secteur spatial et technologique se positionnent aussi sur ce terrain. SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, travaille à adapter sa constellation de satellites Starlink pour accueillir des charges utiles de calcul IA, et prévoit potentiellement d’introduire ses propres data centers orbitaux à partir de technologies avancées de satellites dès 2026 selon certaines annonces récentes. De son côté, Blue Origin, la société aérospatiale de Jeff Bezos, développe également des technologies qui pourraient soutenir des centres de données en orbite dans la décennie à venir.

Des défis techniques majeurs…

Cependant, les défis techniques sont énormes. Les ingénieurs doivent résoudre des problèmes de latence de communication, maintenir des satellites à proximité suffisante pour des échanges de données à très haut débit, et assurer la fiabilité des composants face au rayonnement spatial et aux températures extrêmes. Les coûts de lancement restent également très élevés, même avec la réduction progressive des prix du transport spatial.

Certains experts estiment que ces concepts pourraient ne pas être une solution immédiate aux besoins énergétiques de l’IA, mais plutôt une technologie complémentaire à long terme — notamment pour des applications dans l’espace ou des tâches d’IA moins sensibles à la latence. Quoi qu’il en soit, l’intérêt des géants de la tech montre que ce qui semblait autrefois relever de la science‑fiction est aujourd’hui étudié sérieusement, avec des premiers tests concrets prévus dès la fin de cette décennie.

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